Jan Schönwiesner a produit une vidéo musicale cauchemardesque en tant que mémoire de fin d'étude universitaire en design.
La musique et les images, à fortiori celles qui sont animées, parlent d'elles-même. La somme résultante représente plus que l'addition des composants pris individuellement : quand il s'agit d'une vidéo musicale, quelque chose de nouveau peut surgir dont la trame, à l'instar de cet exemple, peut également être utilisée comme support à d'excellents effets 3D "à la CINEMA 4D !".
La plupart des cauchemars ne sont pas forcément reconnus comme tels, car nous y sommes rarement pourchassés par des créatures terrifiantes. Bien souvent, les cauchemars ne sont que le reflet de ce que nous vivons au quotidien. Il arrive ainsi qu'une routine à la fois insatisfaisante, monotone, prédictible, bref répétitive, puisse aisément tourner au cauchemar.
L'occasion pour Jan Schönwiesner de commencer à s'immerger dans le domaine de la musique visuelle a été la préparation d'un diplôme universitaire en design. Sans aucun dialogue parlé, le film a été conçu pour mettre l'accent sur pourquoi et comment la standardisation de la vie quotidienne affecte l'identité humaine et sa définition. C'est pourquoi les spectateurs du film de Schönwiesner se retrouvent eux aussi immergés dans un monde très largement standardisé dont le point d'orgue consiste en un building d'habitation omniprésent tout au long du film. L'acteur principal du film de Schönwiesner commence sa routine quotidienne, standardisée donc cauchemardesque, dès la sonnerie du réveil qui lui signifie le début d'une nouvelle journée. Joe Public, notre "héros", passe la journée en immersion dans un monde complètement ennuyeux. Il s'échappe alors dans un corps totalement autre pour assumer une nouvelle identité. Cependant, il apparait très rapidement qu'il n'y a pas d'échappatoire à cette routine quotidienne et standardisée, même en s'immisçant dans un autre corps. C'est à ce moment là que la réalité s'écroule en mille morceaux pour Joe Public.
Jan a donné un aspect très stylisé à son film. C'est particulièrement visible quand on analyse son montage, ses visuels et ses choix de couleurs. L'écroulement graduel du monde entourant le protagoniste s'est révélé être un véritable défi pour Schönwieser parce qu'il avait notamment prévu d'insuffler une vie d'essence quasi irréelle aux appartements de grand hauteur omniprésents dans le film. Tous les éléments individuels ont été filmés comme des tiroirs devant revenir instantanément à leur position originelle. Ces scènes devaient être combinées avec le tournage en live et ont duré approximativement 60 secondes. Apparaissant sporadiquement tout au début, puis de plus en plus, pour finir par être omniprésentes, illustrant ainsi l'écroulement du monde de l'acteur principal. Même si la production ressemblait à celle d'un one-man-show, Jan a été en mesure de tenir les délais impartis, et ce, grâce à CINEMA 4D : “L'animation de l'immeuble d'appartements de grande hauteur aurait également pu être effectuée en utilisant les images-clefs, mais cela aurait pris beaucoup plus de temps – temps que j'ai pu économisé grâce au module MoGraph de CINEMA 4D !" Tous ces efforts ont été payants. Le court-métrage de Jan a remporté plus d'une demi douzaine de récompenses à l'occasion de plusieurs festivals cinématographiques, incluant des récompenses saluant la créativité des effets spéciaux du film, ces derniers ayant été possibles grâce à CINEMA 4D.
Jan Schönwiesner
12frames.de
Hochschule Anhalt
Fachbereich Design