“World’s Toughest Fixes - Superstructures SOS ” produit par Cosmocyte avec CINEMA 4D

Le module MAXON MoGraph a été utilisé pour créer un impressionnant champ de miroirs réfléchissants.

La série de la chaîne de télévision National Geographic Channel intitulée “World’s Toughest Fixes - Superstructures SOS ” allait entrer dans sa seconde saison lorsque ses créateurs décidèrent de trouver une société de confiance afin de réaliser les animations de l'émission plutôt que d'avoir a les faire eux-mêmes en interne, ce qui était le cas l'année précédente. Ces animations illustrant habituellement certains des aspects les plus complexes d'une réparation extraordinaire qui intervient dans des circonstances complexes et des environnements dangereux, avaient un style très particulier (ressemblant beaucoup à des plans architectes ou d'ingénieurs). C'est pourquoi leur recherche s'est alors orientée vers des artistes ayant des aptitudes très spécialisées.

Cameron Slayden, fondateur et directeur créatif de Savage, studio d'animation médicale et scientifique basé dans le Maryland, et son équipe, avaient déjà travaillé sur “National Geographic Explorer” lorsque cette opportunité intervint. "Ils savaient que nous étions capables de produire de bons résultats, c'est pourquoi ils nous ont donné notre chance", explique Slayden. Il ajoute par ailleurs que même si les animations 3D de la première saison avaient été réalisées avec After Effects, Cosmocyte avait d'ors et déjà utilisé MAXON CINEMA 4D dans son propre flux de production. “J'ai tout particulièrement sélectionné mon équipe en fonction de ses capacités créatives et de ses aptitudes scientifiques", déclare t-il. "De plus, un des meilleurs aspects de CINEMA 4D est sans conteste sa facilité d'apprentissage. Je peux recruter des gens même si ils ne connaissent pas [CINEMA 4D] car il ne leur prendra que quelques petites semaines pour que tout se mette en place pour eux” (Vous pouvez visualiser la vidéo promotionnelle de Cosmocyte à : www.cosmocyte.com/demo.swf).

Une fois le style fixé, le but de Cosmocyte était de faire en sorte que les animations, dont bon nombre ne pouvaient être illustrées autrement qu'en 3D, soient visuellement intéressantes tout en expliquant de manière claire et pédagogique ce qui se passait à l'écran aux téléspectateurs. La création se basait sur un script monté en cut avec une voix hors-champ, le tout livré à l'avance par le client. "Parfois, on recevait également les fichiers CAD correspondants, mais le plus souvent, les infographistes devaient tout faire de A à Z. Nous étions contents quand nous avions les fichiers CAD, car grâce à Okino PolyTrans, nous étions en mesure de les convertir facilement afin de les utiliser dans CINEMA 4D", déclare Slayden.

Un des meilleurs exemples du travail de Cosmocyte sur ce projet peut être vu dans l'épisode relatant la construction d'une centrale électrique solaire à  Lancaster, Californie (visualisez le clip ici : channel.nationalgeographic.com/series/worlds-toughest-fixes#tab-Videos/06901_00). Dans cet épisode, les équipes sont confrontées à la redoutable tâche de suspendre deux chaudières, chacune pesant 65 tonnes à deux tours s'élevant à une hauteur de 49 mètres au dessus d'un champ de miroirs. Une fois programmés, les miroirs sont conçus pour réfléchir les rayons du soleil vers les chaudières qui vont alors créer d'énormes quantités de vapeur.

“En utilisant MoGraph, nous avons placé 20,000 miroirs sur un disque ayant une forme légèrement parabolique", explique Slayden. "Puis nous avons utilisé les Effecteurs Héritage pour construire les miroirs (qui se sont parfaitement positionnés) jusqu'au niveau du champ". Les Effecteurs Cible MoGraph nous ont aidé à assurer l'orientation parabolique des miroirs tandis que chacun d'entre eux prenait sa position au sol. "Nous avons essayé de démontrer comment les deux principes en oeuvre, le disque parabolique et le champ de miroirs d'une taille beaucoup plus importante, étaient en fait identiques" commente Slayden.

Un des défis les plus importants à relever concernant ce projet était certainement la rigueur du style, poursuit Slayden. Coté positif , il était plutôt bon d'avoir un aspect cohérent et de savoir comment l'obtenir. Coté négatif, néanmoins, on devait faire en sorte que tout paraisse et se comporte comme attendu grâce à une palette limitée (essentiellement des nuances de bleu) en utilisant de plus un nombre limité d'éléments. “En temps normal", explique Slayden, "On devrait utiliser beaucoup de textures pour définir les objets. Dans ce cas précis, nous ne pouvions qu'utiliser les géométries pour que tout revête l'aspect et le ressenti des plans bleus". Pour ceci, les infographistes ont principalement fait appel au module Sketch and Toon de CINEMA 4D et au rendu cellulo.

Après avoir développé leurs procédures d'optimisation, le rendu final en haute définition de la plupart des animations d'une durée de 15 secondes, prenait de deux à trois heures environ via le module NET Render associé à CINEMA 4D. Afin d'aider à la bonne marche du processus de production, les projets ont été scindés en différentes passes et rendus dans la foulée. "N'importe quelle de ces passes atteignait facilement une taille allant jusqu'à 1.5 Gigabytes", affirme Slayden, qui est par ailleurs très satisfait de la facilité avec laquelle CINEMA 4D a pu s'intégrer dans le flux de production créatif de l'équipe. “CINEMA 4D est devenu un élément tellement central  de notre arsenal de production que notre choix pour des logiciels d'accompagnement est basé sur le niveau d'intégration que ces derniers ont avec lui et non l'inverse".

De nombreuses animations des épisodes précédents sont visibles ici :
www.youtube.com/watch?v=3Lax0crWz-M